[ Une ronde qui vous veut du bien ]

 « La sleeve consiste à sectionner l'estomac sur toute sa hauteur de manière à le transformer en un tube, ce qui diminue la capacité alimentaire du patient. » (Cf article sur le journal de la femme, dont voici le lien pour connaître la différence entre SLEEVE, By Pass et anneau gastrique : http://sante.journaldesfemmes.com/nutrition-digestion/obesite-sleeve-bypass-anneau-gastrique/by-pass-ou-sleeve.shtml)

 Voici une petite interview de Gaëlle, jeune maman de 26 ans qui a fait une SLEEVE il y a quelques années :

Quand as-tu fais ta SLEEVE ?

Je me suis fait opérer le 5 octobre 2012, dans une clinique privée sur Paris.

 

Quel était ton poids avant la SLEEVE ?

Avant ma SLEEVE, j’ai atteint jusqu’à 125 kilos !

Pourquoi as-tu décidé de faire cette opération ?

J’ai décidé de me faire opérer parce que mon poids devenait un handicap dans la vie de tous les jours. Je n’ai jamais eu honte de mes rondeurs. Au contraire ! J’ai même participé à une élection de filles rondes, j’ai fait quelques shootings photos etc.

Mais quand monter un étage à pieds, parler au téléphone en marchant vous déclenche une crise d’asthme et que vous avez extrêmement mal aux genoux,  il faut savoir se remettre en question ;)

 

Comment c'est passé l'après opération, effet secondaires...?

Rien qu’à l’hôpital, juste après l’opération, ça a été un peu compliqué.  C’est une intervention très importante qui nécessite souvent plusieurs heures d’anesthésie. Il faut déjà se remettre de ça. Et puis il faut être conscient que pendant plusieurs jours, on reste allongée dans un lit, branché de partout (sonde urinaire, perfusion, masque à oxygène parfois, sonde nasale …). Ce n’est qu’au bout de quatre jours qu’on vous enlève tout ça et que vous êtes autorisée à marcher ou boire de l’eau. Vient ensuite le premier bouillon avec la première biscotte. A ce moment là on se dit « non mais j’ai faim ! Ils ne sont pas sérieux de ne donner que ça ! » Bah en fait si ! Impossible d’avaler la biscotte entière !

 

Ensuite, il faut réapprendre à son estomac à se réalimenter, en ne mangeant que des purées et viandes entièrement mixés. Et ce n’est pas toujours facile à gérer au début. Mais on s’y habitue.
Pour ce qui est de la vie sociale, les amis et la famille comprennent qu’on ne puisse plus manger ou boire comme avant et s’accommodent de cette nouvelle situation.
Le plus embêtant, physiquement, c’est lorsqu’on a fini de perdre le poids voulu (très rapidement), et qu’on se regarde dans un miroir. Vous connaissez les tabliers ?
Les peaux sont quelque chose qu’il faut se préparer à avoir. Car le changement d’image est brutal et les peaux nombreuses. (C'est-à-dire que la peau se détend énormément et devient flasque).
Après, tous les corps ne réagissent pas pareil. Pour ma part, il a fallu que je repasse sur le billard en juillet 2014, pour me faire enlever la vésicule biliaire et c’est fréquent pour les gens qui ont subi une SLEEVE, mais ce n’est pas une étape obligatoire. Pour des informations plus précises, n’hésitez pas à en parler en à un chirurgien viscéral, il sera plus à même que moi de vous expliquer ce qu’il se passe dans le corps à ce moment là.

 
Combien de poids as-tu perdu ?

J’ai perdu un peu plus de 50 kilos. Aujourd’hui je mesure 1m71 pour environ 72-73 kilos (ça dépend des périodes).

 

Comment s'est passé ta grossesse, ya t'il eut des répercussions due a ta SLEEVE ?

Oui, il y en a eu quelques unes.
Même si je suis tombée enceinte en décembre 2014, soit plus de 3 ans après mon opération, je ne mangeais pas encore les quantités d’une femme « normale ». (J’entends par normale non opérée d’une SLEEVE ou d’une autre opération visant à réduire les quantités ingurgitées).Donc il a fallu que je fasse des collations plus importantes pour être sûre d’avoir assez de nutriments et d’énergie pour deux =).
Ensuite, au début de mon troisième trimestre, on m’a découvert un léger diabète gestationnel. Donc il a fallu que je fasse très attention aux sucres que je mangeais. C’est un peu contraignant. Tous les spécialistes, dont la diabétologue, sont d’accord pour dire que ce diabète gestationnel était dû à mon opération.

 

Si c'était à refaire ?

Je le referai ! Je n’ai pas fait cette opération par commodité. Si je me suis lancée dans cette aventure qui comprends des avantages, comme des inconvénients et qui n’est pas sans conséquences, c’est parce que je n’ai jamais réussi à perdre du poids par moi-même. J’ai fait tous les régimes possibles et imaginables (les « Weight Watchers », en passant par les « Dukan » et les sachets hyper-protéinés). J’ai même été suivie par plusieurs nutritionnistes ou diététiciens
Mon corps ne voulait pas maigrir, pour 2 raisons : je n’avais pas la sensation de satiété pour commencer. Donc même sans grignoter entre les repas, je mangeais tellement à table que je ne faisais que des restaurants « à volonté » et que ma mère me préparait des repas pour deux ou trois !
La seconde raison c’est que c’est aussi une question de métabolisme. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai été suivie toute petite par un nutritionniste à l’hôpital Robert Debré à Paris (hôpital pour les enfants). Il n’a jamais réussi à me faire maigrir. Et pourtant, l’aliment le plus gras que j’avais dans mon alimentation était un pain au lait par jour au goûter.
C’est pour tout cela que j’ai fait ma SLEEVE. Je ne pouvais pas me sortir seule de ce surpoids.

 

Tu as rencontré ton homme avant ta SLEEVE, comment a t-il vécu ta perte de poids ? Est-il satisfait ?

En fait, mon homme je l’ai réellement connu au lycée. Nous étions dans la même classe de terminale. A cette époque là, je pesais déjà une centaine de kilos. Donc il ne m’a pas connu à mon poids maximum. Après le bac, on ne s’est plus revu. Et puis un jour, il m’a retrouvé sur Facebook. C’était en mars 2013, soit cinq mois après mon opération. J’avais déjà perdu une trentaine de kilo. Donc j’étais à peu près redevenue celle qu’il avait connu 6 ans auparavant. Et puis j’ai continué de perdre mes 20 kilos restant.
J’ai l’immense chance d’avoir un homme qui m’a toujours acceptée. Quelque soit mon poids, ma couleur de cheveux ou mon humeur ! Il a toujours accepté mon excédent de peau (qu’il a vu s’agrandir pendant les premiers mois de notre relation). Il me trouve belle « quoi qu’il arrive ». Et c’est le compliment le plus touchant qu’il puisse me faire. Je me souviens de nos premiers repas et diners ensemble. Il riait (jaune) de voir les quantités que je mangeais et l’addition qui, elle, était pleine !

 

Te sens-tu mieux dans ta peau aujourd'hui et conseillerais-tu cette intervention ?

Oui, vu les résultats, je conseille cette intervention.
Mais attention, ce n’est pas une opération à prendre à la légère ! Il faut un bon suivi psychologique et nutritionnel derrière. Car les changements physiques ne sont pas forcément faciles à accepter, et parce que si on recommence à « mal manger », on peut reprendre du poids, ou on peut se retrouver à se faire enlever (comme moi) la vésicule biliaire. Il faut quand même se rendre compte qu’un estomac c’est élastique, et plus on mange, plus on le détend. Quant à la « mal-bouffe », c’est quand même tentant de se dire « puisque je mange beaucoup moins, je peux m’autoriser plus d’écarts ou plus de petits plaisirs ». Il faut savoir se contrôler et ne pas gâcher tous les efforts fournis =)

 

Je remercie mon amie Gaëlle pour ce témoignage qui j’espère apportera des réponses à vos questions les filles, sur cette intervention. Si vous avez d’autres questions, posez les dans les commentaires, je demanderais à Gaëlle d’y répondre. ^_^
Voici quelques photos du AVANT/APRES (incroyable ce changement) :

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